Les premiers versets révélés

Les cinq premiers versets révélés au Prophète (SBDL) dans la grotte de Hirâ’ seront :

« Lis, au nom de ton Seigneur qui a tout créé, qui a créé l’homme d’une adhérence ! Lis, car la bonté de ton Seigneur est infinie ! C’est lui qui a fait de la plume un moyen du savoir et qui a enseigné à l’homme ce qu’il ignorait » (s96 : v1-5)

Enseignement de ‘Abdurrahmân Badawî
« Déformation du sens du mot iqra« 

Nöldeke-Schwally, suivi par Franz Buhl pensent qu’il faut prendre l’impératif « Lis » dans un sens absolu, c’est-à-dire, sans complément d’objet direct. Le terme « Lis » voudrait donc dire : « Articule à haute voix ce qui t’est révélé dans ton for intérieur ». Jusqu’ici, l’interprétation est raisonnable et acceptable, mais Franz Buhl détourne cette explication et prétend que les cinq premiers versets de la sourate 96 « gagnent un sens adéquat » si nous les relions aux révélations antérieures, les écritures judaïques et chrétiennes.

C’est la connaissance du contenu de ces précédentes révélations que Muhammad aurait été convaincu que l’ange Gabriel lui parlait. Voilà un exemple typique de la mauvaise foi des orientalistes. L’absence de complément d’objet direct dans le premier verset révélé au Prophète (SBDL) a amené Franz Buhl à cette doctrine sans qu’il y ait le moindre argument. Il s’agit d’un procédé utilisé habituellement par les orientalistes pour introduire leurs propres opinions en vue de salir et d’attaquer l’Islam.

‘Abdurrahman Badawi, Défense de la vie du Prophète Muhammad contre ses détracteurs, collection Islamica dirigée par ‘Abdurrahman Badawi (II), Paris, Editions Afkar, 1990.

Enseignement de Tariq Ramadan
« La place du savoir en Islam »

Les premiers versets révélés au Prophète (SBDL) dirigent directement son attention vers la connaissance. Ne sachant ni lire ni écrire, il est livré à ses seules facultés. Son éducateur (rabb) établit ainsi, dès le premier contact avec Son Messager (SBDL), un lien entre la foi en Lui et la connaissance. Cette relation se confirme plus loin lorsque Dieu dit :

« Il a instruit l’Homme au moyen du calame ; Il lui a enseigné ce qu’il ne savait pas. »

La foi en Dieu ne peut donc se construire que sur la base de la connaissance. Cette relation de l’homme avec le savoir est tellement importante, que Dieu nous rappelle dans le Coran :

« Il [Dieu] apprit à Adam le nom de toutes choses » (s2 : v31)

La raison, l’intelligence, le langage et l’écriture sont autant de caractéristiques qui font que Dieu a voulu faire de l’Homme son vice-gérant (khalîfa) sur terre. Ainsi, la révélation coranique, dès l’origine, marie la reconnaissance du Créateur avec la connaissance et le savoir, en écho à l’origine de la Création elle-même.

Tariq RamadanMuhammad vie du Prophète (les enseignements spirituels et contemporains), Paris, Presses du Châtelet, 2006

Enseignements par Savant et Intellectuel

Abdelrahman Badawi Alî Muhammad Al-Sallâbî Muhammad Al-Ghazâlî Muhammad Sa‘îd Ramadân Al-Bûtî Mustafa Sibâ'î Tariq Ramadan Wahidudin Khan

Enseignements par Thème