Une lumière dans les ténèbres

Le Prophète (SBDL) vivait dans une cité où plus de trois cent cinquante idoles étaient vénérées. Si le nombre de statues était si important, c’est parce que l’Arabe de la péninsule avait besoin de matérialiser sa divinité pour lui donner un sens.

Dans ce paganisme régnant, le Prophète (SBDL) était considéré comme étant un homme au comportement exceptionnel et exemplaire. Le fait qu’il soit appelé « al-amîn (le digne de confiance) » par les Qurayshites le montre clairement. Mais pour avoir une idée plus précise sur sa personnalité et son comportement, arrêtons-nous un instant sur les propos de son épouse Khadîja qui lui dit suite aux premières révélations :

« N’aie pas peur ! Dieu ne te poussera jamais vers le mal. Dieu ne te fera que du bien car tu aides tes proches, tu soutiens ta famille, tu gagnes honnêtement ta vie, tu maintiens les autres dans la droiture, tu donnes asile aux orphelins, tu dis la vérité, tu ne t’appropries pas frauduleusement les dépôts, tu portes secours à ceux qui n’ont rien, tu fais du bien aux pauvres et tu traites avec courtoisie tout le monde. »

Enfin, soulignons que le Messager de Dieu (SBDL) détestait depuis toujours les idoles et ne consommait jamais de viande égorgée en leur nom. Il n’assistait pas non plus aux fêtes païennes, rejetait la superstition et ne buvait pas de vin.

Enseignement de Muhammad Al-Ghazâlî
« Une adoration dépourvue de raisonnement »

Le paganisme est le fruit d’un mélange entre le vrai et le faux. On y parle de foi en Dieu mais tout en Lui associant des divinités servant d’intermédiaires. Comme la création de la terre et des cieux est imperceptible, les associateurs préfèrent se familiariser avec des divinités façonnées par leurs propres mains et qu’ils peuvent visiter aussi souvent qu’ils le souhaitent.

Dans la période préislamique, leur lien avec ces divinités était devenu si étroit que leur relation à Dieu n’était plus que secondaire. L’évocation du Dieu suprême – sollicité par un intermédiaire – ne se faisait plus qu’en cas de conflits. Dieu dit :

« Si tu demandes aux idolâtres qui les a créés, ils répondront certainement : ‘C’est Dieu !’ Comment se fait-il alors qu’ils s’En détournent ? ‘Seigneur ! Voilà des gens qui ne veulent pas croire’, s’est plaint le Prophète. Et il reçut cette réponse : ‘Sépare-toi d’eux, sur des paroles conciliantes ! Un jour, ils se rendront à l’évidence !’ » (s43 : v87-89)

Les idolâtres étaient aveuglés par leurs aberrations. La foule était ignorante, dépourvue de raison. Elle se pliait aux choix de leurs descendants et vantaient ce dont elle n’avait aucune connaissance. Quant à ceux qui étaient dotés d’un peu de raison, ils suivaient leurs passions et préféraient rester silencieux. Peu de gens ont l’audace de braver les traditions enracinées et de clamer haut la vérité. Plus rares encore sont ceux qui vivent et se sacrifient pour cette vérité.

Avant le début de la prophétie, Zayd b. Nawfal faisait partie de ces rares penseurs qui désavouaient les actes blâmables qu’il observait. Mais le destin allait choisir un homme qui saurait discerner le vrai du faux et qui aurait assez de force et de courage pour combattre le paganisme qui se dresserait durement face à son action. À cette grande mission, le destin préparait un homme illustre. Aux grands évènements, des hommes éminents.

Muhammad Al-GhazâlîFiqh as-sîra (la biographie du Prophète Muhammad), trad. de l’arabe par Rachad Hrazem, revu et corrigé par Abderrazak Mahri, Paris, Editions Maison d’Ennour, 2006.

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